Simonot, Michel

Delta charlie delta

2016

Simonot, Michel

2016

Il y a trois enfants un soir d’octobre. Ils courent parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur. La police ne signale pas le danger, n’alerte personne. Deux enfants meurent. Un enfant survit. Des semaines « d’émeutes » s’ensuivent.

Dix ans plus tard. Le tribunal reconstitue les faits. Les voix enregistrées de la radio de la police. La minutie. Les heures, les minutes, les secondes.

Et il y a le survivant, celui que l’on a oublié, qui porte dans sa peau les deux enfants morts. Celui qui se dissimule. Celui qui, encore et pour toujours, fait face à la police.

Comme une tragédie jamais achevée.

Au-delà de faits, dans leur crudité, leur nudité, des mots entendus et prononcés au tribunal, ce texte déploie, à travers une forme chorale, une dimension symbolique. Il inscrit l’engrenage, la culpabilité individuelle et collective, dans une dimension humaine, éthique, politique.

PARTIE LE SEUIL

chroniqueur

trois ont franchi le seuil interdit

du dehors vers le dedans

du dedans vers un autre dedans

nulle autorisation

nul accueil

nulle hospitalité

nulle effraction

un mur le franchir

devenir invisibles

trois corps plaqués au mur intérieur

à s’y emboutir

dos collés nuque collée mains collées

à devenir ciment

doigts écartés tendus à se disloquer

à s’y fondre

devenir paroi intérieure

enfouis dans la matière

dissous dans l’épaisseur de l’enclos

—-

trois enfants

le noir l’arabe le turc

ont dit des journaux la télé

le turc n’est pas turc il est kurde

le noir l’arabe le kurde

ils ne regardent pas les têtes de mort

sur l’avertissement placardé

ils courent

se hissent

franchissent

retombent

—-

AUTRE EXTRAIT – PARTIE ON COURT

voix des trois enfants

courir pour rentrer

comme on court pour rentrer d’un match de foot

1500 mètres à courir

pour arriver

nous avons faim

la rupture du jeûne

on ne peut pas rater l’heure

—–

TRIBUNAL

chroniqueur

les témoins avaient dix ans de moins lors des faits.

le Président du tribunal

le procès ne sera pas celui de la police nationale ni des émeutes qui ont secoué la France.

le tribunal juge des personnes physiques.
pourquoi les policiers vous poursuivaient ?

chroniqueur

le jeune interrogé avait alors 15 ans.

un jeune

je ne sais pas.

l’expert

le cabanon du chantier n’a pas été fracturé il n’y a eu aucun vol.

le jeune

quand il voit la BAC Bouna entre dans le chantier.

les policiers sortent et commencent à courir.

tous les autres partent par le trottoir. je me fais arrêter.

le Président

pourquoi courir ?

le jeune

la peur.

le Président

avec le recul, vous vous êtes posés des questions sur les choix que vous avez faits alors ?

le survivant

j’aurais préféré me faire tabasser plutôt que de fuir.

le Président

personne n’a été tabassé ce soir-là.

chroniqueur

le Président regarde le survivant.

le survivant ne répond pas.

le survivant

je cours devant le groupe. je ne vois pas ce qui a commencé.

on est dix. on a joué au ballon, pour tuer le temps, depuis 13-14 heures.

l’heure approche de la rupture du jeûne.

on a fait ça pour tuer le temps, c’est la Toussaint.

on décide de rentrer. on commence à marcher. on voit la police à vingt, trente mètres je sais pas. on se tient par la main, chacun a son copain.

Bouna vient par derrière en courant. on lui demande pourquoi.
il dit « courez. ils sont en train de nous courser ».

je demande « pourquoi tu cours ? »

il dit « ils ont chopé Dahu »

mais qui ils?

il dit « la police »

mais pourquoi?

il dit « on est entré dans le chantier »

je dis mais pourquoi ? on a rien fait.

le Président

dans le bois, vous allez vers la gauche? pourquoi ce choix ?

le survivant

je sais pas, l’instinct, la peur.

c’est comme maintenant, ici, je suis devant vous et j’ai peur,
monsieur le Président. des fois je ne sais plus.

les policiers arrivent sur la droite, ils sont derrière moi, je vais pas m’arrêter pour tout prendre, me faire tabasser.

on est au cimetière. on voit une nouvelle voiture de police. elle arrive très vite, on a de nouveau très peur,

je me retourne, et on est plus que trois.

—-

voix des enfants

on court les policiers courent
tout le monde court parce que tout le monde court
on trace on accélère
on se sépare
on est trois dans le cimetière
les policiers sont dans le cimetière
on se cache derrière les tombes
on se baisse on se faufile
faut être rapide
du cimetière on voit comme une citadelle
un mur
des barbelés

—-

AUTRE EXTRAIT – PARTIE SURVIVANT

chroniqueur

16 décembre

le lendemain de sa sortie de l’hôpital

19 heures

il sort de chez lui

il s’enfuit disparaît

le soir

il est devant le commissariat

le commissariat des policiers qui couraient il y a 51 jours

qui les ont poursuivis jusqu’au transformateur

il crie

cris vers le sol

cris vers le ciel

à se déchirer le ventre la bouche

à perdre la langue

survivant

disparaître de moi

je veux

tuez tirez percez trouez-moi

je veux

moi qui moi rien

sans visage

n’ayez plus peur l’enfant je ne le suis plus

à peine une ombre qu’on me débarrasse de moi

de ma mémoire de mes yeux blancs

de ma chair trop lourde

que la police termine le boulot

la paix

tuez-moi

policier

pourquoi cries-tu ? sors de la nuit que je te voie

survivant

ils vont me faire dire redire à nouveau et encore et encore

faire et refaire le trajet raconter la course

sortir de moi et me regarder et m’entendre dire

et vous pourrez croire que vous avez vu

je veux seulement retourner dedans avec eux

les recouvrir d’un manteau

m’allonger dessous avec eux ne plus être un mort vivant

je ne veux plus qu’on me regarde coupable d’être encore vivant

policier

les cadavres ne procurent pas l’innocence

survivant

ne plus errer

trouver le repos

que les policiers sortent ou laissez-moi entrer

qu’ils n’aient pas peur je ne leur veux pas de mal

seulement que leur regard achève le travail

je veux voir le visage de la femme policière

je veux voir le visage de l’homme policier

je veux voir leurs mains leurs yeux leur regard

je ne détournerai pas le mien

devant vous je n’ai pas peur

policier

deux morts ont pris ta peur

tu leur dois reconnaissance

ne les déterre pas à ton profit

va-t’en

survivant

non

j’ai couru devant vous jusqu’au transformateur

j’ai couru jusqu’ici depuis l’hôpital

je suis devant vous

je ne bouge pas

je veux disparaître

simplement disparaître

policier

fais demi-tour

cours ne t’arrête pas ne te retourne pas
l
a nuit va se charger de toi

survivant

tuez-moi

vous m’effacez et vous supprimez le remords

(…)


Distinctions

Pièce lauréate du Prix de la page 68 du Festival sans nom du polar de Mulhouse, 15 octobre 2016.

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Pièce lauréate de l’Aide à la création du Centre national du théâtre, novembre 2016.

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Pièce sélectionnée par le collectif A mots découverts, 2016.

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Pièce sélectionnée par le Comité de lecture du Théâtre Poche, Genève, en 2016.

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Pièce lauréate du Prix Collidram 2017 de littérature dramatique des collégiens, remis en mai.

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Sélectionnée pour le Prix Godot 2017 des lycéens à Caen et lecture le 11 octobre 2017 au Panta Théâtre.

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Pièce finaliste du Grand Prix de littérature dramatique 2017, qui sera décerné le 9 octobre.

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Pièce sélectionnée par le Comité de lecture du TNS en 2017
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Pièce sélectionnée par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française, 2018.

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Pièce sélectionnée par le Comité de lecture du TAPS en 2017 et mise en espace le 24 mars 2018.

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Pièce sélectionnée Scenic Youth 2018, prix des lycéens pour les nouvelles écritures de théâtre, organisé par la Comédie de Béthune, CDN Hauts-de-France.

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Pièce recommandée par le comité francophone d’Eurodram 2018.

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Pièce nominée pour le Prix Café Beaubourg 2019.

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Pièce lauréate du Prix Émergences 2019, prix des lycées professionnels de l’Académie d’Orléans – Tours.

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Pièce sélectionnée pour « Je lis du Théâtre », Théâtre Athénor, Saint-Nazaire, 2020-2021.

Extraits de presse

« (…) Delta Charlie Delta excède en tout point cette classification texte dramatique] pour atteindre une dimension poétique (et donc politique comme dans les plus hautes tragédies antiques) dans son sens le plus plein. (…)

De texte en texte, depuis notamment <em>L'Extraordinaire tranquillité des choses</em> écrit conjointement avec trois autres auteurs, Lancelot Hamelin, Sylvain Levey et Philippe Malone alors qu'il était artiste associé au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, en passant par <em>Le But de Roberto Carlos</em>, Michel Simonot s'évertue à rendre compte du réel le plus strict et le plus prégnant sans toutefois faire œuvre tristement réaliste.

Une incroyable gageure qui trouve ici sa résolution, à travers une forme totalement originale qui fait appel à différents registres d'écriture, rassemblant dans un montage savant récit (d'un chroniqueur relatant les événements et les minutes du procès,…), voix des trois enfants, voix du survivant finissant par s'élever dans un chant inouï, dialogues-interrogatoires entre le procureur et les policiers, et même commentaires lus sur Internet…

Subtil mélange en 7 chants – le seuil, on court, électrocution, décharges, 40 minutes, combustion, survivant – pour capter le réel et le transcender. Le réel nous revient au visage tel un boomerang et nous laisse abasourdi.

On soulignera le minutieux travail de l'éditrice Sabine Chevallier qui a tenté de retranscrire les différents registres d'écritures de Michel Simonot, comme dans une ébauche de mise en scène en somme. »

[Jean-Pierre Han, <strong>Témoignage Chrétien</strong>, n°3683, août 2016]
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« (…) Michel Simonot écrit une tragédie contemporaine. Le chroniqueur raconte les faits. Au tribunal, les paroles du troisième procès des policiers pour non-assistance à personnes en danger, en mars 2015, sont retranscrites. Relaxe définitive. Là, intervient la fiction
_ Michel Simonot convoque les voix de deux morts et surtout celle du survivant (…)

Comme un cri dans la nuit <em>Delta Charlie Delta</em> fait œuvre de mémoire, d’une mémoire qui ne peut s’oublier, d’une parole qui ne demande qu’à être incarnée sur le plateau d’un théâtre.

Michel Simonot soulève le couvercle du temps.
_ Son écriture voyage entre réel, poésie et imaginaire.

Partitions musicales où les mots résonnent, s’entrechoquent, palpitent, dans une rythmique soutenue. Le monde tourne. Michel Simonot l’observe.

Poétique et politique, une parole théâtrale comme moyen de dire le monde. »

[Frédérique Arbouet, <strong>Le Lien social</strong>, n°1181, 17 mars 2016]

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« Une pièce chorale au souffle puissant, entre théâtre documentaire et poème dramatique, pour donner la parole aux invisibles et éclairer l’un des épisodes les plus sombres de notre passé récent.

Le texte prend pour objet la tragédie de Clichy sous Bois en 2005. Une course poursuite entre des policiers et de jeunes adolescents, qui finit par la mort de deux d'entre eux dans un transformateur électrique et la survie d'un troisième gravement
brûlé. Le procès qui eu lieu 10 ans plus tard.

S’agencent ici deux temporalités, deux formes de récit. D'une part, une chronique, judiciaire, journalistique, énumération, description des faits, compte-rendu du procès. De l'autre, la voix des trois enfants. Cette deuxième voix devient poème, fait appel au présent des disparus, au nôtre, mais aussi à des temps immémoriaux, voix des morts, des disparus, de tout temps.

Michel Simonot donne voix aux sans voix, leur prête sa voix : "Une fois qu'ils m'auront fait parler l'histoire n'aura pas été faite" fait-il dire à l'enfant survivant. Un devoir de mémoire. Dire ce qui n'est pas dit, plus dit, voire jamais dit. Construire une poétique pour sortir du fait divers et ses amnésies, ses aveuglements plus ou moins collectifs.

<strong>Collectif A mots découverts</strong>, 2016]

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« Pièce chorale, poétique (…)

Le texte de Michel Simonot est le récit, minute par minute, des événements, depuis le début de la course-poursuite jusqu’au dénouement final. Il est aussi le compte rendu du procès des policiers, des questions qui leur sont posées et des réponses qu’ils apportent.

Et puis, dans les interstices, ce sont les voix des enfants qui se glissent, celles des enfants morts, mais aussi du survivant. Comme pour nous dire qu’au-delà du fait divers, ce ne sont pas deux morts de plus (…)

Comment mettre des mots, et quels mots sur ces émotions, sur cette tristesse, cette colère qui s’emparent de nous au souvenir de ces événements et nous laissent désemparés.

Le jugement du tribunal devait refermer définitivement l’histoire, la pièce de Michel Simonot la rouvre et la laisse ouverte (…) »

[Patrick Gay-Bellile, <strong>Le Matricule des Anges</strong>, n°173, mai 2016]

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2005 : voulant se cacher de la police, Zyed et Bouna meurent électrocutés dans un transformateur.
_ 2015 : les policiers impliqués dans leur mort sont relaxés.

Par le chœur, par la parole, par la patiente mais indignée retranscription des faits, Simonot fabrique une élégie belle comme un poème, à la fois minutes du procès et longue mélopée des morts et des vivants.

Ample, lyrique, digne.

[Fabrice Andrivon, <strong>Librairie Le Haut Quartier</strong>, Pézenas, 25 juin 2016]

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« (…) Ce livre n'appartient à aucun genre et à tous à la fois, écriture scénique, roman du "réel", poésie, manifeste sensible… (…)

L'auteur commence par écrire les faits, dans une langue épurée, efficace, sensible. Pour pouvoir ensuite dérouler l'histoire en toute liberté, en faisant fi de la chronologie. "Pour aller là où je voulais, cette question de la culpabilité."

Les phrases sont courtes, la ponctuation quasiment absente du texte. "L'écriture, c'est de la musique, on écrit comme sur une portée, sauf que ce ne sont pas des notes", explique-t-il. "Ecrire pour le corps, et quand le corps court, s'épuise, n'a pas le temps de respirer, ne pas mettre de ponctuation." (…) »

[Frédérique Meichler, <strong>L’Alsace</strong>, 15 octobre 2016

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« Voix. Vois du chroniquer qui énonce les faits. Voix des deux enfants morts. Voix des policiers, ceux qui ont vu et ceux à qui cela aurait pu arriver. Voix du survivant, fissurée, imperceptible. Voix du dramaturge enfin, pour la mémoire.

<em>Delta Charlie Delta</em> est un poème, un reportage, une pièce de théâtre. Elle a le souffle littéraire et le déploiement scénique. (…)

Les policiers sont-ils coupables ? La question n’intéresse par l’écrivain ; sa parole est celle, cinglante, de l’ultime impuissant. Elle recueille la blessure d’un monde dans lequel l’autre n’est pas d’abord un frère. (…)

[Pierre Monastier, <strong>Nunc</strong>, n°41, février 2017]

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« Oratorio profane, <em>Delta Charlie Delta</em> est une opération de mise au net des faits, des situations et des discours.

Face au bruit du monde, face au brouillage, à la pollution des avis et opinions (confère ce moment choral dédié aux multiples prises de partie sur Internet), le texte énonce les lignes claires. Ce n’est pas la rage qui ressort, mais la sereine évidence. Si les tempêtes médiatiques engloutissent, le texte peut ramener là, rendre les présences, y compris celle du troisième garçon, que sa non-mort a paradoxalement fait disparaître. (…)

La littérature, ici, n’engage pas la critique, les hypothèses, la justesse ; elle se fait concise à dire le vrai, à faire oeuvre de vérité. Elle propose l’événement du texte face au marécage des opinions, des déclarations contradictoires, des postures. (…) »

[Charles Robinson, [blog, 5 mars 2017]

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« (…) Loin d’un « travail de journaliste à chaud », Michel Simonot emprunte un chemin artistique d’investigation où il cherche une « capacité de distance et de recul, de décalage et de décentrement » vis-à-vis de événements qu’il explore, depuis cette journée blême du 27 octobre 2005 jusqu’au dernier procès de 2015, où furent relaxés définitivement les policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger.

La forme chorale du récit entremêle des faits datés et précis et des éléments de fiction, jouant librement avec divers registre de langue.

L’effet de souffle en est assez puissant pour interdire au lecteur toute indifférence. (…) »

Marina Da Silva, <strong>Le Monde diplomatique</strong>, avril 2017]

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« (…) Un exergue en forme de coup de semonce, qui fixe comme point de départ l’enjeu à venir du texte : politique autant que poétique, intime et, finalement, universel. Réhabiliter les morts, leur rendre leur dignité en les glissant du statut de victimes à celui de vaincus. (…)

Mettre à nu la langue du procès, en faire surgir les mécanismes d’autorité, la violence, l’injustice. La mettre en crise face à l’incompréhension de « Muhittin le survivant ». Aucun parti pris de l’auteur dans le procès. La quête subjectiviste des poètes américains est ici atteinte. On retient tout effet dans l’écriture pour que cette violence explose sur scène, à la lecture, en nous. (…)

Michel Simonot signe ici un grand texte. Rare. Viscéral et juste. Intègre et poétique. Il réhabilite la fiction au service du réel. Mieux il le refaçonne. Il le réhausse. »

[Philippe Malone, <strong>Théâtre Public</strong>, décembre 2017]

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« (…) Cette histoire est l’un des scandales de notre république.

Michel Simonot a travaillé à partir des tweets envoyés par les journalistes pendant le procès. Il n’a pas recopié ses tweets, a mêlé le réel et le fictif, mais le rythme des phrases courtes du tweet (140 caractères par message) est dans sa tête.

L’œuvre est martelée, psalmodiée. Elle est en sept mouvements, qui vont du fait brut au lyrisme et à l’envol mythologique, de la sècheresse à la compassion et au cri tragique. Tout naît de la parole d’un coryphée, le Chroniqueur, qui, dans le spectacle, est joué par une actrice d’une grande puissance, Clotilde Ramondou.

Justine Simonot, pour sa mise en scène, a inventé l’espace – il est élastique et infini, sans décor – , les déplacements et l’apparence changeante des acteurs qui s’effacent ou viennent au premier plan. Elle a joué sur différentes formes de déclamation et d’interventions, sur les sons aussi, avec la présence d’Annabelle Playe qui, à l’ordinateur, lance en direct une musique particulièrement prégnante.

Alors que Clotilde Ramondou est magnifiquement la voix de la cité et des hommes, Xavier Kuentz, Zacharie Lorent, Alexandre Prince et Catherine Salvini incarnent les différents personnages et les différentes voix imaginées par l’auteur.

Avec une écriture à la fois froide et passionnée et une belle mise en scène d’une complexité invisible, voilà du grand théâtre politique qui crée le langage de ce que peut être la tragédie dans le monde d’aujourd’hui.

[[WebThéâtre, 25 mai 2018]

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« Plus qu’un succès la pièce de Michel Simonot, Delta Charlie Delta est un véritable phénomène (…)
Le travail de composition et d’écriture de Michel Simonot élève le fait divers à une véritable tragédie des temps modernes qui, comme celles des temps anciens, pose la question du fonctionnement du pouvoir et de la démocratie.

Ce n’est sans doute pas le lieu ici d’analyser de près ce phénomène essentiel, contentons-nous de dire que porter ce texte tragique (je reviens volontairement sur ce terme) à la scène n’était pas de la toute première évidence, tant il recèle de subtiles et fines analyses dans son développement, n’hésitant pas par ailleurs à explorer et à faire usage de différents registres d’écritures et de jeux imbriqués les uns dans les autres.

Il appartenait à Justine Simonot efficacement aidée par Pierre Longuenesse, notamment sur l’aspect musical et rythmique du spectacle – l’œuvre de Michel Simonot est un oratorio en 7 chants –, de tenter la gageure, c’en était une, de porter ce texte à la scène.

Belle et forte réponse donc sur le plateau nu qu’arpentent dans de subtils déplacements (avec des focales sur tel ou tel personnage ou plutôt sur telle ou telle voix) les six comédiens dans un tempo de choralité assumée, sous la ferme direction de Clotilde Ramondou en coryphée à la voix grave, vraie représentante du peuple. Deux jeunes comédiens, Zacharie Lorent et Alexandre Prince, des révélations, prennent en charge avec une discrète assurance les paroles des jeunes victimes…

Les tableaux bougent, changent dans des sortes de glissements, de lent tourbillon qui saisissent le spectateur, mais qui refusent dans le même temps de l’embarquer totalement pour lui laisser le temps de la réflexion, ce qui est bien l’essentiel.

Saisissant… »

Jean-Pierre Han, [Frictions, 28 octobre 2018]

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« Un chant de vie et de mots et de mort.

Un chant magnifié par un autre chant, celui continuellement musical porté par la musique électroacoustique composée et jouée en direct par Annabelle Playe de la première à la dernière minute du spectacle. »

Jean-Pierre Thibaudat, <strong>Médiapart</strong>, 8 novembre 2018]

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« Créé à L’Échangeur de Bagnolet en mai dernier, Delta Charlie Delta poursuit sa tournée au théâtre d’Anis-Gras, à Arcueil, auquel le dramaturge Michel Simonot est associé.

Un beau et véritable drame, servi par des comédiens remarquables, une musique tout en subtile tension et une mise en scène d’une réelle finesse, signée Justine Simonot. (…)

c’est un grand texte (…)

La construction riche et complexe du récit nous plonge dans une fatalité, qui ne relève pas uniquement du procès, également mis en scène, mais davantage de la tragédie antique : les faits s’enchaînent irrémédiablement, impitoyablement, jusqu’à l’issue finale que nous connaissons déjà, parce qu’historique. Chaque station porte le poids du drame final qui se joue, à la manière d’un rituel – que Michel Simonot décline avec habileté sous les formes du jeu (policiers et voleurs), du sacrifice (absurde), et, in fine, du théâtre lui-même.

L’acte final concentre en lui ce que la mise en scène a d’admirable : la parole du survivant qui emporte dans son flot celle du policier de plus en plus diaphane, la lumière qui replonge tout en douceur, dans l’obscurité originelle, les protagonistes du drame, la musique qui continue d’envoyer de légères ondes électriques, comme une rémanence ultime du drame…

Justine Simonot nous donne de percevoir une dimension que le texte couché ne disait pas : par cette voix qui demeure au-delà de la saturation médiatique, au-delà de l’obscurité et de l’oubli, au-delà de la terrible électrocution historique, tout désormais éteint, Muhittin le survivant muet existe enfin. »

[Pierre Monastier et Pauline Angot, [Profession spectacle-> https://www.profession-spectacle.com/delta-charlie-delta-de-michel-et-justine-simonot-chef-doeuvre-electrique/], 9 novembre 2018]

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« Un coryphée, joué par une actrice remarquable, Clotilde Ramondou, proclame tout ce qui doit être partagé par des citoyens démocrates et exige justice et compassion. (…)

La forte et nerveuse mise en scène de Justine Simonot déplace ce monde bouleversé dans une agora nocturne traversée de lumières.

Voilà du grand théâtre politique dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus représenté en France, »

[Gilles Costaz, <strong>Politis</strong>, 8-14 novembre 2018]

<h3>Le texte à l'étranger</h3>

Le texte est traduit en <strong>anglais</strong> par Felicity Davidson sous le titre <em>The Transformer</em> en 2019.

Le texte fait l’objet d’une <strong>lecture</strong>, dirigée par Matthew Xia, metteur en scène et directeur artistique de la Actors Touring Company, au Park Theater, <strong>Londres</strong>, le 12 avril 2022.

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Le texte est traduit en <strong>allemand</strong> par Heinke Wagner en 2019.

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Le texte est traduit en <strong>espagnol</strong> par Fernando Gomez Grande.
_ Il est publié dans la revue ADE, 2e semestre 2021.

<strong>Lecture</strong> dirigée par Carlos Rodriguez Alonso, au Círculo de Bellas Artes, en collaboration avec les Teatros del Canal, <strong>Madrid</strong>, le 29 mars 2021.
_ [Podcast

Vie du texte

Lecture lors des Lundis en coulisse du Théâtre de l’Aquarium, Paris, le 8 février 2016.
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Lecture lors des Lundis en coulisse de la compagnie Les encombrants, Dijon, le 7 mars 2016.
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Lecture dirigée par Justine Simonot, avec Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Justine Simonot, Michel Simonot, Léo Yonis, Anis Gras, Arcueil, le 22 mars 2016.
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Lecture à la Maison des littératures à haute voix, dirigée par Denis Lanoy, Triptyk Théâtre, avec Denis Lanoy, Kader Roubahie, Michel Simonot, le 17 mars 2016.
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Lecture dirigée par Justine Simonot, avec Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Justine Simonot, Michel Simonot, Léo Yonis, Théâtre des Halles, festival d’Avignon, 15 juillet 2016, en partenariat avec Bondy Blog, Mediapart, Revue du Crieur.
_ voir ici.

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Lecture par Claude Bernhardt, dirigée par Diane Scott à l’occasion du « salon du livre pas comme les autres » à la Cave Poésie René Gouzenne, Toulouse, les 17 et 18 septembre 2016.

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Performances textes-musiques avec l’auteur et le musicien Philippe Ruetsch lors du Festival MusiqueMots (et + si affinités) 2016 proposé par Le Vent des signes, Toulouse, le 10 décembre 2016.

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Lecture par Jean-Marc Bourg accompagné par Franck Vigroux (univers sonore), à La Baignoire, Montpellier, le 22 mars 2017.

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Lecture à la Maison des Métallos, dirigée par Justine Simonot avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Catherine Salvini… le 23 novembre 2017.
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Sélectionné par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française et lecture dirigée par Nâzim Boudjena, avec Jérémy Lopez, Elliot Jenicot, Jean Chevalier, et Mathieu Astre, Juliette Damy, Robin Goupil, Alexandre Schorderet, au Théâtre du Vieux Colombier à Paris le 3 février 2018.

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Création radiophonique sur France Culture dans les Fictions / Théâtre et Cie sous la direction de Christophe Hocké, le 18 février 2018. Ecoutable en podcast.

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Mise en espace dirigée par Justine Simonot, avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Catherine Salvini :
_ — La NEF, Manufacture d’utopies, Pantin, le 3 mai 2017
_ — La Générale, Coopérative artistique, politique et sociale, Paris 11e, le 22 juin 2017.

Création dans une mise en scène de Justine Simonot, collaboration artistique de Pierre Longuenesse, Compagnie du Samovar, et composition musicale de Annabelle Playe, avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Catherine Salvini, Théâtre de l’Echangeur, Bagnolet, du 10 au 13 mai 2018.

Tournée 2018-2019
_ — Anis Gras, Arcueil, du 5 au 10 novembre 2018
_ — Théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée, Saran, 10 janvier 2019
_ — Treize Arches, Brive, Scène Nationale, du 11 au 13 février
_ — Scènes Croisées de Lozère, scène conventionnée, Mende, 19 février
_ — Théâtre du Périscope, Nîmes, 21 février

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Nouvelle création dans une mise en scène de Pauline Bourse, Compagnie Mobius Band, avec Damien Debonnaire, Yann Efflame, Elvire Gauquelin des Pallières, à l’Espace Malraux, Joué-lès-Tours (37) le 20 janvier 2022.

Tournée 2022
_ — Faculté de droit avec l’Université François Rabelais, Tours (37), 20 janvier
_ — Centre de Vie du Sanitas, Tours (37), 26 janvier
_ — La Pléiade, La Riche (37), 8 mars
_ — Le Petit Faucheux, avec le Centre social Courteline, Tours (37), 12 mars

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Nouvelle création dans une mise en scène de Aleksander Kondak et Sarah Lutz, Théâtre Nicole Loraux, ENS rue d’Ulm (Paris), avec Lucas Gouvernal, Aleksander Kondak, Sarah Lutz, Daniel Ohara, Hannah Policar, Vitaline Roudil, du 21 au 23 avril 2023.

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Vous pouvez retrouver [ici-> http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Michel-Simonot/videos/] et [ici-> http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Michel-Simonot/contenu-pedagogique/] les vidéos de Michel Simonot à propos de ses textes et Le but de Roberto Carlos.

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Titre source

Delta charlie delta

Surtitre

Simonot, Michel

Sous-titre

2016

Description

EAN : 9782847051414

13x21cm, 120 p., 16 €

Publié avec le soutien du Centre national du livre

Chapo

Il y a trois enfants un soir d’octobre. Ils courent parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur. La police ne signale pas le danger, n’alerte personne. Deux enfants meurent. Un enfant survit. Des semaines « d’émeutes » s’ensuivent.

Dix ans plus tard. Le tribunal reconstitue les faits. Les voix enregistrées de la radio de la police. La minutie. Les heures, les minutes, les secondes.

Et il y a le survivant, celui que l’on a oublié, qui porte dans sa peau les deux enfants morts. Celui qui se dissimule. Celui qui, encore et pour toujours, fait face à la police.

Comme une tragédie jamais achevée.

Au-delà de faits, dans leur crudité, leur nudité, des mots entendus et prononcés au tribunal, ce texte déploie, à travers une forme chorale, une dimension symbolique. Il inscrit l’engrenage, la culpabilité individuelle et collective, dans une dimension humaine, éthique, politique.

Texte source

PARTIE {LE SEUIL}

{{chroniqueur}}

trois ont franchi le seuil interdit

du dehors vers le dedans

du dedans vers un autre dedans

nulle autorisation

nul accueil

nulle hospitalité

nulle effraction

un mur le franchir

devenir invisibles

trois corps plaqués au mur intérieur

à s’y emboutir

dos collés nuque collée mains collées

à devenir ciment

doigts écartés tendus à se disloquer

à s’y fondre

devenir paroi intérieure

enfouis dans la matière

dissous dans l’épaisseur de l’enclos

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trois enfants

le noir l'arabe le turc

ont dit des journaux la télé

le turc n'est pas turc il est kurde

le noir l’arabe le kurde

ils ne regardent pas les têtes de mort

sur l'avertissement placardé

ils courent

se hissent

franchissent

retombent

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AUTRE EXTRAIT - PARTIE {ON COURT}

{{voix des trois enfants}}

{courir pour rentrer

comme on court pour rentrer d’un match de foot

1500 mètres à courir

pour arriver

nous avons faim

la rupture du jeûne

on ne peut pas rater l'heure}

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TRIBUNAL

{{chroniqueur}}

les témoins avaient dix ans de moins lors des faits.

{{le Président du tribunal}}
{
le procès ne sera pas celui de la police nationale ni des émeutes qui ont secoué la France.

le tribunal juge des personnes physiques.
pourquoi les policiers vous poursuivaient ?}

{{chroniqueur}}

le jeune interrogé avait alors 15 ans.

{{un jeune }}

{je ne sais pas. }

{{l’expert}}

{le cabanon du chantier n’a pas été fracturé il n’y a eu aucun vol. }

{{le jeune}}

{quand il voit la BAC Bouna entre dans le chantier.

les policiers sortent et commencent à courir.

tous les autres partent par le trottoir. je me fais arrêter. }

{{le Président}}

{pourquoi courir ? }

{{le jeune}}

{la peur. }

{{le Président }}

{avec le recul, vous vous êtes posés des questions sur les choix que vous avez faits alors ? }

{{le survivant}}

{j'aurais préféré me faire tabasser plutôt que de fuir. }

{{le Président}}

{personne n’a été tabassé ce soir-là. }

{{chroniqueur}}

le Président regarde le survivant.

le survivant ne répond pas.

{{le survivant}}

{je cours devant le groupe. je ne vois pas ce qui a commencé.

on est dix. on a joué au ballon, pour tuer le temps, depuis 13-14 heures.

l'heure approche de la rupture du jeûne.

on a fait ça pour tuer le temps, c’est la Toussaint.

on décide de rentrer. on commence à marcher. on voit la police à vingt, trente mètres je sais pas. on se tient par la main, chacun a son copain.

Bouna vient par derrière en courant. on lui demande pourquoi.
il dit « courez. ils sont en train de nous courser ».

je demande « pourquoi tu cours ? »

il dit « ils ont chopé Dahu »

mais qui ils?

il dit « la police »

mais pourquoi?

il dit « on est entré dans le chantier »

je dis mais pourquoi ? on a rien fait. }

{{le Président }}

{dans le bois, vous allez vers la gauche? pourquoi ce choix ? }

{{le survivant}}

{je sais pas, l'instinct, la peur.

c’est comme maintenant, ici, je suis devant vous et j’ai peur,
monsieur le Président. des fois je ne sais plus.

les policiers arrivent sur la droite, ils sont derrière moi, je vais pas m'arrêter pour tout prendre, me faire tabasser.

on est au cimetière. on voit une nouvelle voiture de police. elle arrive très vite, on a de nouveau très peur,

je me retourne, et on est plus que trois.}

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{{voix des enfants}}

on court les policiers courent
tout le monde court parce que tout le monde court
on trace on accélère
on se sépare
on est trois dans le cimetière
les policiers sont dans le cimetière
on se cache derrière les tombes
on se baisse on se faufile
faut être rapide
du cimetière on voit comme une citadelle
un mur
des barbelés

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AUTRE EXTRAIT – PARTIE {SURVIVANT}

{{chroniqueur}}

16 décembre

le lendemain de sa sortie de l’hôpital

19 heures

il sort de chez lui

il s’enfuit disparaît

le soir

il est devant le commissariat

le commissariat des policiers qui couraient il y a 51 jours

qui les ont poursuivis jusqu’au transformateur

il crie

cris vers le sol

cris vers le ciel

à se déchirer le ventre la bouche

à perdre la langue

{{survivant}}

{disparaître de moi

je veux

tuez tirez percez trouez-moi

je veux

moi qui moi rien

sans visage

n’ayez plus peur l'enfant je ne le suis plus

à peine une ombre qu’on me débarrasse de moi

de ma mémoire de mes yeux blancs

de ma chair trop lourde

que la police termine le boulot

la paix

tuez-moi}

{{policier}}

{pourquoi cries-tu ? sors de la nuit que je te voie}

{{survivant}}

{ils vont me faire dire redire à nouveau et encore et encore

faire et refaire le trajet raconter la course

sortir de moi et me regarder et m’entendre dire

et vous pourrez croire que vous avez vu

je veux seulement retourner dedans avec eux

les recouvrir d’un manteau

m’allonger dessous avec eux ne plus être un mort vivant

je ne veux plus qu’on me regarde coupable d’être encore vivant}

{{policier}}

{les cadavres ne procurent pas l’innocence}

{{survivant}}

{ne plus errer

trouver le repos

que les policiers sortent ou laissez-moi entrer

qu’ils n’aient pas peur je ne leur veux pas de mal

seulement que leur regard achève le travail

je veux voir le visage de la femme policière

je veux voir le visage de l’homme policier

je veux voir leurs mains leurs yeux leur regard

je ne détournerai pas le mien

devant vous je n’ai pas peur}

{{policier}}

{deux morts ont pris ta peur

tu leur dois reconnaissance

ne les déterre pas à ton profit

va-t’en}

{{survivant}}

{non

j’ai couru devant vous jusqu’au transformateur

j’ai couru jusqu’ici depuis l’hôpital

je suis devant vous

je ne bouge pas

je veux disparaître

simplement disparaître}

{{policier}}

{fais demi-tour

cours ne t’arrête pas ne te retourne pas
l
a nuit va se charger de toi}

{{survivant}}

{tuez-moi

vous m’effacez et vous supprimez le remords}

(…)

Post-scriptum

{{{Distinctions}}}

Pièce lauréate du {{Prix de la page 68}} du Festival sans nom du polar de Mulhouse, 15 octobre 2016.

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Pièce lauréate de l'{{Aide à la création du Centre national du théâtre}}, novembre 2016.

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Pièce {{sélectionnée par le collectif A mots découverts}}, 2016.

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Pièce sélectionnée par le {{Comité de lecture du Théâtre Poche, Genève}}, en 2016.

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{{Pièce lauréate du Prix Collidram 2017}} de littérature dramatique des collégiens, remis en mai.

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Sélectionnée pour le {{Prix Godot 2017}} des lycéens à Caen et lecture le 11 octobre 2017 au Panta Théâtre.

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Pièce {{finaliste du Grand Prix de littérature dramatique 2017}}, qui sera décerné le 9 octobre.

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Pièce sélectionnée par le {{Comité de lecture du TNS}} en 2017
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Pièce sélectionnée par {{le bureau des lecteurs de la Comédie-Française}}, 2018.

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Pièce sélectionnée par le {{Comité de lecture du TAPS}} en 2017 et mise en espace le 24 mars 2018.

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Pièce {{sélectionnée Scenic Youth 2018}}, prix des lycéens pour les nouvelles écritures de théâtre, organisé par la Comédie de Béthune, CDN Hauts-de-France.

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Pièce recommandée par le {{comité francophone d'Eurodram 2018}}.

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Pièce nominée pour le {{Prix Café Beaubourg}} 2019.

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Pièce {{lauréate du Prix Émergences 2019}}, prix des lycées professionnels de l'Académie d’Orléans - Tours.

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Pièce sélectionnée pour {{« Je lis du Théâtre »}}, Théâtre Athénor, Saint-Nazaire, 2020-2021.

{{{Extraits de presse}}}

« (…) {Delta Charlie Delta }excède en tout point cette classification [texte dramatique] pour atteindre une dimension poétique (et donc politique comme dans les plus hautes tragédies antiques) dans son sens le plus plein. (…)

De texte en texte, depuis notamment {L'Extraordinaire tranquillité des choses} écrit conjointement avec trois autres auteurs, Lancelot Hamelin, Sylvain Levey et Philippe Malone alors qu'il était artiste associé au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, en passant par {Le But de Roberto Carlos}, Michel Simonot s'évertue à rendre compte du réel le plus strict et le plus prégnant sans toutefois faire œuvre tristement réaliste.

Une incroyable gageure qui trouve ici sa résolution, à travers une forme totalement originale qui fait appel à différents registres d'écriture, rassemblant dans un montage savant récit (d'un chroniqueur relatant les événements et les minutes du procès,…), voix des trois enfants, voix du survivant finissant par s'élever dans un chant inouï, dialogues-interrogatoires entre le procureur et les policiers, et même commentaires lus sur Internet…

Subtil mélange en 7 chants – le seuil, on court, électrocution, décharges, 40 minutes, combustion, survivant – pour capter le réel et le transcender. Le réel nous revient au visage tel un boomerang et nous laisse abasourdi.

On soulignera le minutieux travail de l'éditrice Sabine Chevallier qui a tenté de retranscrire les différents registres d'écritures de Michel Simonot, comme dans une ébauche de mise en scène en somme. »

[Jean-Pierre Han, {{Témoignage Chrétien}}, n°3683, août 2016]
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« (…) Michel Simonot écrit une tragédie contemporaine. Le chroniqueur raconte les faits. Au tribunal, les paroles du troisième procès des policiers pour non-assistance à personnes en danger, en mars 2015, sont retranscrites. Relaxe définitive. Là, intervient la fiction
_ Michel Simonot convoque les voix de deux morts et surtout celle du survivant (…)

Comme un cri dans la nuit {Delta Charlie Delta} fait œuvre de mémoire, d’une mémoire qui ne peut s’oublier, d’une parole qui ne demande qu’à être incarnée sur le plateau d’un théâtre.

Michel Simonot soulève le couvercle du temps.
_ Son écriture voyage entre réel, poésie et imaginaire.

Partitions musicales où les mots résonnent, s’entrechoquent, palpitent, dans une rythmique soutenue. Le monde tourne. Michel Simonot l’observe.

Poétique et politique, une parole théâtrale comme moyen de dire le monde. »

[Frédérique Arbouet, {{Le Lien social}}, n°1181, 17 mars 2016]

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« Une pièce chorale au souffle puissant, entre théâtre documentaire et poème dramatique, pour donner la parole aux invisibles et éclairer l’un des épisodes les plus sombres de notre passé récent.

Le texte prend pour objet la tragédie de Clichy sous Bois en 2005. Une course poursuite entre des policiers et de jeunes adolescents, qui finit par la mort de deux d'entre eux dans un transformateur électrique et la survie d'un troisième gravement
brûlé. Le procès qui eu lieu 10 ans plus tard.

S’agencent ici deux temporalités, deux formes de récit. D'une part, une chronique, judiciaire, journalistique, énumération, description des faits, compte-rendu du procès. De l'autre, la voix des trois enfants. Cette deuxième voix devient poème, fait appel au présent des disparus, au nôtre, mais aussi à des temps immémoriaux, voix des morts, des disparus, de tout temps.

Michel Simonot donne voix aux sans voix, leur prête sa voix : "Une fois qu'ils m'auront fait parler l'histoire n'aura pas été faite" fait-il dire à l'enfant survivant. Un devoir de mémoire. Dire ce qui n'est pas dit, plus dit, voire jamais dit. Construire une poétique pour sortir du fait divers et ses amnésies, ses aveuglements plus ou moins collectifs.

{{Collectif A mots découverts}}, 2016]

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« Pièce chorale, poétique (…)

Le texte de Michel Simonot est le récit, minute par minute, des événements, depuis le début de la course-poursuite jusqu’au dénouement final. Il est aussi le compte rendu du procès des policiers, des questions qui leur sont posées et des réponses qu’ils apportent.

Et puis, dans les interstices, ce sont les voix des enfants qui se glissent, celles des enfants morts, mais aussi du survivant. Comme pour nous dire qu’au-delà du fait divers, ce ne sont pas deux morts de plus (…)

Comment mettre des mots, et quels mots sur ces émotions, sur cette tristesse, cette colère qui s’emparent de nous au souvenir de ces événements et nous laissent désemparés.

Le jugement du tribunal devait refermer définitivement l’histoire, la pièce de Michel Simonot la rouvre et la laisse ouverte (…) »

[Patrick Gay-Bellile, {{Le Matricule des Anges}}, n°173, mai 2016]

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2005 : voulant se cacher de la police, Zyed et Bouna meurent électrocutés dans un transformateur.
_ 2015 : les policiers impliqués dans leur mort sont relaxés.

Par le chœur, par la parole, par la patiente mais indignée retranscription des faits, Simonot fabrique une élégie belle comme un poème, à la fois minutes du procès et longue mélopée des morts et des vivants.

Ample, lyrique, digne.

[Fabrice Andrivon, {{Librairie Le Haut Quartier}}, Pézenas, 25 juin 2016]

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« (...) Ce livre n'appartient à aucun genre et à tous à la fois, écriture scénique, roman du "réel", poésie, manifeste sensible... (...)

L'auteur commence par écrire les faits, dans une langue épurée, efficace, sensible. Pour pouvoir ensuite dérouler l'histoire en toute liberté, en faisant fi de la chronologie. "Pour aller là où je voulais, cette question de la culpabilité."

Les phrases sont courtes, la ponctuation quasiment absente du texte. "L'écriture, c'est de la musique, on écrit comme sur une portée, sauf que ce ne sont pas des notes", explique-t-il. "Ecrire pour le corps, et quand le corps court, s'épuise, n'a pas le temps de respirer, ne pas mettre de ponctuation." (…) »

[Frédérique Meichler, {{L’Alsace}}, 15 octobre 2016

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« Voix. Vois du chroniquer qui énonce les faits. Voix des deux enfants morts. Voix des policiers, ceux qui ont vu et ceux à qui cela aurait pu arriver. Voix du survivant, fissurée, imperceptible. Voix du dramaturge enfin, pour la mémoire.

{Delta Charlie Delta} est un poème, un reportage, une pièce de théâtre. Elle a le souffle littéraire et le déploiement scénique. (…)

Les policiers sont-ils coupables ? La question n’intéresse par l’écrivain ; sa parole est celle, cinglante, de l’ultime impuissant. Elle recueille la blessure d’un monde dans lequel l’autre n’est pas d’abord un frère. (…)

[Pierre Monastier, {{Nunc}}, n°41, février 2017]

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« Oratorio profane, {Delta Charlie Delta} est une opération de mise au net des faits, des situations et des discours.

Face au bruit du monde, face au brouillage, à la pollution des avis et opinions (confère ce moment choral dédié aux multiples prises de partie sur Internet), le texte énonce les lignes claires. Ce n’est pas la rage qui ressort, mais la sereine évidence. Si les tempêtes médiatiques engloutissent, le texte peut ramener là, rendre les présences, y compris celle du troisième garçon, que sa non-mort a paradoxalement fait disparaître. (…)

La littérature, ici, n’engage pas la critique, les hypothèses, la justesse ; elle se fait concise à dire le vrai, à faire oeuvre de vérité. Elle propose l’événement du texte face au marécage des opinions, des déclarations contradictoires, des postures. (…) »

[Charles Robinson, [blog->http://charles-robinson.blogspot.fr/], 5 mars 2017]

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« (…) Loin d’un « travail de journaliste à chaud », Michel Simonot emprunte un chemin artistique d’investigation où il cherche une « capacité de distance et de recul, de décalage et de décentrement » vis-à-vis de événements qu’il explore, depuis cette journée blême du 27 octobre 2005 jusqu’au dernier procès de 2015, où furent relaxés définitivement les policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger.

La forme chorale du récit entremêle des faits datés et précis et des éléments de fiction, jouant librement avec divers registre de langue.

L’effet de souffle en est assez puissant pour interdire au lecteur toute indifférence. (…) »

[Marina Da Silva, {{Le Monde diplomatique}}, avril 2017]

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« (…) Un exergue en forme de coup de semonce, qui fixe comme point de départ l’enjeu à venir du texte : politique autant que poétique, intime et, finalement, universel. Réhabiliter les morts, leur rendre leur dignité en les glissant du statut de victimes à celui de vaincus. (…)

Mettre à nu la langue du procès, en faire surgir les mécanismes d’autorité, la violence, l’injustice. La mettre en crise face à l’incompréhension de « Muhittin le survivant ». Aucun parti pris de l’auteur dans le procès. La quête subjectiviste des poètes américains est ici atteinte. On retient tout effet dans l’écriture pour que cette violence explose sur scène, à la lecture, en nous. (…)

Michel Simonot signe ici un grand texte. Rare. Viscéral et juste. Intègre et poétique. Il réhabilite la fiction au service du réel. Mieux il le refaçonne. Il le réhausse. »

[Philippe Malone, {{Théâtre Public}}, décembre 2017]

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« (…) Cette histoire est l’un des scandales de notre république.

Michel Simonot a travaillé à partir des tweets envoyés par les journalistes pendant le procès. Il n’a pas recopié ses tweets, a mêlé le réel et le fictif, mais le rythme des phrases courtes du tweet (140 caractères par message) est dans sa tête.

L’œuvre est martelée, psalmodiée. Elle est en sept mouvements, qui vont du fait brut au lyrisme et à l’envol mythologique, de la sècheresse à la compassion et au cri tragique. Tout naît de la parole d’un coryphée, le Chroniqueur, qui, dans le spectacle, est joué par une actrice d’une grande puissance, Clotilde Ramondou.

Justine Simonot, pour sa mise en scène, a inventé l’espace – il est élastique et infini, sans décor - , les déplacements et l’apparence changeante des acteurs qui s’effacent ou viennent au premier plan. Elle a joué sur différentes formes de déclamation et d’interventions, sur les sons aussi, avec la présence d’Annabelle Playe qui, à l’ordinateur, lance en direct une musique particulièrement prégnante.

Alors que Clotilde Ramondou est magnifiquement la voix de la cité et des hommes, Xavier Kuentz, Zacharie Lorent, Alexandre Prince et Catherine Salvini incarnent les différents personnages et les différentes voix imaginées par l’auteur.

Avec une écriture à la fois froide et passionnée et une belle mise en scène d’une complexité invisible, voilà du grand théâtre politique qui crée le langage de ce que peut être la tragédie dans le monde d’aujourd’hui.

[[WebThéâtre->https://webtheatre.fr/Delta-Charlie-Delta-de-Michel], 25 mai 2018]

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« Plus qu’un succès la pièce de Michel Simonot, Delta Charlie Delta est un véritable phénomène (…)
Le travail de composition et d’écriture de Michel Simonot élève le fait divers à une véritable tragédie des temps modernes qui, comme celles des temps anciens, pose la question du fonctionnement du pouvoir et de la démocratie.

Ce n’est sans doute pas le lieu ici d’analyser de près ce phénomène essentiel, contentons-nous de dire que porter ce texte tragique (je reviens volontairement sur ce terme) à la scène n’était pas de la toute première évidence, tant il recèle de subtiles et fines analyses dans son développement, n’hésitant pas par ailleurs à explorer et à faire usage de différents registres d’écritures et de jeux imbriqués les uns dans les autres.

Il appartenait à Justine Simonot efficacement aidée par Pierre Longuenesse, notamment sur l’aspect musical et rythmique du spectacle – l’œuvre de Michel Simonot est un oratorio en 7 chants –, de tenter la gageure, c’en était une, de porter ce texte à la scène.

Belle et forte réponse donc sur le plateau nu qu’arpentent dans de subtils déplacements (avec des focales sur tel ou tel personnage ou plutôt sur telle ou telle voix) les six comédiens dans un tempo de choralité assumée, sous la ferme direction de Clotilde Ramondou en coryphée à la voix grave, vraie représentante du peuple. Deux jeunes comédiens, Zacharie Lorent et Alexandre Prince, des révélations, prennent en charge avec une discrète assurance les paroles des jeunes victimes…

Les tableaux bougent, changent dans des sortes de glissements, de lent tourbillon qui saisissent le spectateur, mais qui refusent dans le même temps de l’embarquer totalement pour lui laisser le temps de la réflexion, ce qui est bien l’essentiel.

Saisissant… »

[Jean-Pierre Han, [Frictions->http://www.revue-frictions.net/enligne/index.php?category/Critiques], 28 octobre 2018]

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« Un chant de vie et de mots et de mort.

Un chant magnifié par un autre chant, celui continuellement musical porté par la musique électroacoustique composée et jouée en direct par Annabelle Playe de la première à la dernière minute du spectacle. »

[Jean-Pierre Thibaudat, {{Médiapart}}, 8 novembre 2018]

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« Créé à L’Échangeur de Bagnolet en mai dernier, Delta Charlie Delta poursuit sa tournée au théâtre d’Anis-Gras, à Arcueil, auquel le dramaturge Michel Simonot est associé.

Un beau et véritable drame, servi par des comédiens remarquables, une musique tout en subtile tension et une mise en scène d’une réelle finesse, signée Justine Simonot. (…)

c’est un grand texte (…)

La construction riche et complexe du récit nous plonge dans une fatalité, qui ne relève pas uniquement du procès, également mis en scène, mais davantage de la tragédie antique : les faits s’enchaînent irrémédiablement, impitoyablement, jusqu’à l’issue finale que nous connaissons déjà, parce qu’historique. Chaque station porte le poids du drame final qui se joue, à la manière d’un rituel – que Michel Simonot décline avec habileté sous les formes du jeu (policiers et voleurs), du sacrifice (absurde), et, in fine, du théâtre lui-même.

L’acte final concentre en lui ce que la mise en scène a d’admirable : la parole du survivant qui emporte dans son flot celle du policier de plus en plus diaphane, la lumière qui replonge tout en douceur, dans l’obscurité originelle, les protagonistes du drame, la musique qui continue d’envoyer de légères ondes électriques, comme une rémanence ultime du drame…

Justine Simonot nous donne de percevoir une dimension que le texte couché ne disait pas : par cette voix qui demeure au-delà de la saturation médiatique, au-delà de l’obscurité et de l’oubli, au-delà de la terrible électrocution historique, tout désormais éteint, Muhittin le survivant muet existe enfin. »

[Pierre Monastier et Pauline Angot, [Profession spectacle-> https://www.profession-spectacle.com/delta-charlie-delta-de-michel-et-justine-simonot-chef-doeuvre-electrique/], 9 novembre 2018]

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« Un coryphée, joué par une actrice remarquable, Clotilde Ramondou, proclame tout ce qui doit être partagé par des citoyens démocrates et exige justice et compassion. (…)

La forte et nerveuse mise en scène de Justine Simonot déplace ce monde bouleversé dans une agora nocturne traversée de lumières.

Voilà du grand théâtre politique dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus représenté en France, »

[Gilles Costaz, {{Politis}}, 8-14 novembre 2018]

{{{Le texte à l'étranger}}}

Le texte est traduit en {{anglais}} par Felicity Davidson sous le titre {The Transformer} en 2019.

Le texte fait l’objet d’une {{lecture}}, dirigée par Matthew Xia, metteur en scène et directeur artistique de la Actors Touring Company, au Park Theater, {{Londres}}, le 12 avril 2022.

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Le texte est traduit en {{allemand}} par Heinke Wagner en 2019.

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Le texte est traduit en {{espagnol}} par Fernando Gomez Grande.
_ Il est publié dans la revue ADE, 2e semestre 2021.

{{Lecture}} dirigée par Carlos Rodriguez Alonso, au Círculo de Bellas Artes, en collaboration avec les Teatros del Canal, {{Madrid}}, le 29 mars 2021.
_ [Podcast->https://www.circulobellasartes.com/espectaculos/cafe-literario-canal/?utm_campaign=actividades-del-25-de-febrero-al-4-de-marzo&utm_medium=email&utm_source=mail-marketing]

{{{Vie du texte}}}

{{Lecture}} lors des Lundis en coulisse du Théâtre de l’Aquarium, Paris, le 8 février 2016.
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{{Lecture}} lors des Lundis en coulisse de la compagnie Les encombrants, Dijon, le 7 mars 2016.
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{{Lecture}} dirigée par Justine Simonot, avec Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Justine Simonot, Michel Simonot, Léo Yonis, Anis Gras, Arcueil, le 22 mars 2016.
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{{Lecture}} à la Maison des littératures à haute voix, dirigée par Denis Lanoy, Triptyk Théâtre, avec Denis Lanoy, Kader Roubahie, Michel Simonot, le 17 mars 2016.
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{{Lecture}} dirigée par Justine Simonot, avec Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Justine Simonot, Michel Simonot, Léo Yonis, Théâtre des Halles, festival d’Avignon, 15 juillet 2016, en partenariat avec Bondy Blog, Mediapart, Revue du Crieur.
_ voir [ici->http://www.profession-spectacle.com/michel-simonot-victime-ou-vaincu-quel-mot/].

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{{Lecture}} par Claude Bernhardt, dirigée par Diane Scott à l’occasion du « salon du livre pas comme les autres » à la {{Cave Poésie René Gouzenne}}, Toulouse, les 17 et 18 septembre 2016.

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{{Performances textes-musiques}} avec l’auteur et le musicien Philippe Ruetsch lors du Festival MusiqueMots (et + si affinités) 2016 proposé par {{Le Vent des signes}}, Toulouse, le 10 décembre 2016.

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{{Lecture}} par Jean-Marc Bourg accompagné par Franck Vigroux (univers sonore), à La Baignoire, Montpellier, le 22 mars 2017.

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{{Lecture à la Maison des Métallos}}, dirigée par Justine Simonot avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Catherine Salvini… le 23 novembre 2017.
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Sélectionné par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française et {{lecture}} dirigée par Nâzim Boudjena, avec Jérémy Lopez, Elliot Jenicot, Jean Chevalier, et Mathieu Astre, Juliette Damy, Robin Goupil, Alexandre Schorderet, au {{Théâtre du Vieux Colombier}} à Paris le 3 février 2018.

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{{Création radiophonique sur France Culture}} dans les [Fictions / Théâtre et Cie->https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-theatre-et-cie] sous la direction de Christophe Hocké, le 18 février 2018. Ecoutable en podcast.

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{{Mise en espace}} dirigée par Justine Simonot, avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Catherine Salvini :
_ -- La NEF, Manufacture d’utopies, Pantin, le 3 mai 2017
_ -- La Générale, Coopérative artistique, politique et sociale, Paris 11e, le 22 juin 2017.

{{Création}} dans une mise en scène de Justine Simonot, collaboration artistique de Pierre Longuenesse, Compagnie du Samovar, et composition musicale de Annabelle Playe, avec Xavier Kuentz, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Nabi Riahi, Catherine Salvini, {{Théâtre de l’Echangeur, Bagnolet}}, du 10 au 13 mai 2018.

{{Tournée 2018-2019}}
_ -- {{Anis Gras}}, Arcueil, du 5 au 10 novembre 2018
_ -- {{Théâtre de la Tête Noire}}, scène conventionnée, Saran, 10 janvier 2019
_ -- Treize Arches, {{Brive}}, Scène Nationale, du 11 au 13 février
_ -- {{Scènes Croisées de Lozère}}, scène conventionnée, Mende, 19 février
_ -- {{Théâtre du Périscope}}, Nîmes, 21 février

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{{Nouvelle création}} dans une mise en scène de {{Pauline Bourse}}, [Compagnie Mobius Band->http://mobiusband.fr/delta-charlie-delta/], avec Damien Debonnaire, Yann Efflame, Elvire Gauquelin des Pallières, à l'Espace Malraux, Joué-lès-Tours (37) le 20 janvier 2022.

{{Tournée 2022}}
_ -- Faculté de droit avec l’Université François Rabelais, Tours (37), 20 janvier
_ -- Centre de Vie du Sanitas, Tours (37), 26 janvier
_ -- La Pléiade, La Riche (37), 8 mars
_ -- Le Petit Faucheux, avec le Centre social Courteline, Tours (37), 12 mars

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{{Nouvelle création}} dans une mise en scène de Aleksander Kondak et Sarah Lutz, Théâtre Nicole Loraux, ENS rue d’Ulm (Paris), avec Lucas Gouvernal, Aleksander Kondak, Sarah Lutz, Daniel Ohara, Hannah Policar, Vitaline Roudil, du 21 au 23 avril 2023.

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Vous pouvez retrouver [ici-> http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Michel-Simonot/videos/] et [ici-> http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Michel-Simonot/contenu-pedagogique/] les {{vidéos}} de Michel Simonot à propos de ses textes et {Le but de Roberto Carlos}.

Langue

fr

Statut source

publie

Date source

2016-03-16 22:50:00

Date de rédaction

0000-00-00 00:00:00

Date de modif

2023-04-24 11:54:38